Hysteria : Canaïman, tu pleures?
Non sans déconner! Quelle question débile franchement, Hyst!
Canaïman : Non, ce n'est rien. Rien du tout.
Hysteria: Ne me ments pas. Qu'est-ce qui te fait pleurer?
Canaïman : Si je te le disais, tu ne me jugreais plus comme tu me juges maintenant.
Hysteria : Et bien? Qu'est-ce que tu as?
Canaïman : Je...je...Oh! je suis désolé! Si tu savais comme je m'en veux. Cette pensée me hante.
Hysteria : Ne te mets pas dans cet état. Dis-moi la vérité.
Canaïman : J'ai essayé de lui résister. J'ai essayer de garder le silence mais...J'ai succombé à la torture. Je n'ai pas été assez courageux. J'ai cédé au roi. Je lui ai révélé l'endroit où se trouve Lunarian et votre palais. Je vous ai envoyé à la mort. Je suis désolé.
Hysteria : Tu n'as aucune raison de t'en vouloir. Nous avons une dette envers toi alors nous ne te laisserons pas tomber. Je te le promet.
Hisham se tenait quelques mètres devant elle. Il poussa un
cri de guerre et chargea droit devant lui. Hysteria les regarda
horrifiée. Terrorisée. Elle aurait voulu s'enfuir
mais ses jambes refusaient de bouger.
Elle ferma les yeux, se préparant à ce qui allait
suivre inévitablement si elle ne bougeait pas. Elle
écouta le bruits sourd des pas des Embrasiens qui couraient
à toute vitesse. Peu à peu, ils se firent de moins en
moins forts, comme si les soldats s'éloignait d'elle. Comme
s'ils ne l'avaient pas vue. Hysteria rouvrit les yeux et
s'aperçut qu'elle était allongée dans son lit.
Ses oreilles bourdonnaient et son esprit était
embrouillé. Des images défilèrent. Plus
flou(e)s les unes que les autres. Puis son cauchemar lui revint en
entier. Elle prit une grande bouffée d'air, comme pour se
prouver s'elle était toujours bien vivante et se leva. Sans
réfléchir, elle courut vers la cuisine où son
frère était sûrement en train de prendre le
petit-déjeuner.


